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Georges L. ZETER

Georges L. ZETER

Ici tout va bien, exceptée la réalité - Here? Everything goes well, except reality.


Qui pourrait fournir des bombes à gaz neurotoxique aujourd’hui ?

Publié par GéZé Georges Zeter - Le Père-siffleur sur 12 Mars 2011, 12:22pm

Catégories : #ECOLO-Un con-patible

Pour faire suite à l’article d’hier : « Utilisation de gaz neurotoxiques contre les manifestants au Bahreïn et au Yémen rapportent des médecins » et l’éventualité d’utilisation de ces bombes atomiques du pauvre, j’ai effectué quelques recherches et j'ai abouti à ces quelques questions ?

 gaz-part.jpg

De quelles substances sont constituées les panoplies chimiques et biologiques ?

« - Les armes chimiques sont regroupées en cinq grandes catégories : les incapacitants (vomitifs et lacrymogènes), les vésicants (capables de traverser les vêtements, ils attaquent les yeux, les voies respiratoires, puis le sang), les neurotoxiques (absorbés par voie respiratoire ou cutanée, ils inhibent la contraction musculaire et tuent par asphyxie), les suffocants (provoquent une inflammation des voies respiratoires), les agents sanguins (ils empêchent une enzyme du sang de se reconstituer). Diffusion : par des aérosols « livrés » par obus, missiles ou vaporisateurs agricoles aériens ou terrestres.

- Les agents biologiques sont de trois types : bactéries et champignons microscopiques pathogènes (exemples : bacille de la peste, du charbon ou anthrax, Escherichia coli pathogène, agent de la fièvre Q, coccidomycètes, etc.) ; virus (exemples : variole, fièvre jaune, dengue, Ebola, etc.) ; agents moléculaires extraits d'organismes vivants (exemples : toxine du botulisme, mycotoxines, venin de cobra, etc.). L'ensemble de ces agents sont, eux aussi, diffusables par aérosols.»[i]

Ouais, charmant petit arsenal pour bien zigouiller les populaces…

 

Qui peut fabriquer ce genre de joujoux ?

Tout pays qui a une industrie pharmaceutique le moindrement avancée peut produire des agents bactériologiques. Toutefois, ce qui est plus difficile, c’est de mettre au point des agents biologiques dont les effets sont prévisibles ou contrôlables. Par ailleurs, étant donné que les agents pathogènes microbiens et les toxines sont sensibles aux contraintes environnementales, comme la chaleur, l’oxydation et la dessiccation, pour être efficaces, ils doivent conserver leur puissance pendant l’entreposage des armes, le lancement et la dispersion.[ii]

 

Comment contrôle – t – on cet arsenal ?

La Convention sur l'interdiction des armes chimiques (CIAC) est un traité international de désarmement qui interdit la mise au point, la fabrication, le stockage et l'usage des armes chimiques. Son nom officiel est la Convention sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l'usage des armes chimiques et sur leur destruction. La Convention a été signée le 13 janvier 1993 à Paris et est entrée en vigueur le 29 avril 1997.

Le fonctionnement de la CIAC, qui est généralement considérée comme un des plus grands succès en matière de désarmement, se base sur trois principes majeurs :

- l'interdiction complète des armes chimiques ;

- la destruction des arsenaux existants ;

- un régime de vérification des engagements pris dans le cadre de la Convention et placé sous l'égide d'une institution indépendante, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC)[iii]

 

Qui pourrait encore posséder ce type d’armes aujourd’hui ?

Quatre États ont signé la Convention sur l'interdiction des armes chimiques mais ne l'on pas ratifiée :

-        Bahamas, Birmanie, Israël, République dominicaine

Cinq États demeurent encore en dehors de la Convention :

-        Angola, Corée du Nord, Égypte, Somalie, Syrie[iv]

Comme vous le voyez que du « beau monde ».  On se demande comment Israël, soi-disant la seule vraie « démocratie » de la région peut se sentir à l’aise en compagnie de tels pays ?

 

Qui aurait pu fournir le Yémen et le Bahreïn ?

Logiquement les « voisins » les plus proches : Israël, Égypte, Somalie, Syrie.

Qui de ces pays a dans le passé déjà utilisé des armes chimiques ?

Réponse : Israël.

- Lire « Preuves de l’usage par Israël d’ Armes de Destruction Massive au Liban. » Article parue le 22-23 juillet 2006, WMR.

- Lire aussi : « L’Etat d’Israël arrêtera-il l’horreur des armes chimiques ? » 12 janvier 2009, Par Yannick Serrano

 

Je ne veux aucunement me compromettre avec des interprétations hasardeuses concernant Israël, mais dans le cas en référence à l’article de Yannick Serrano sur l’usage de bombes au phosphore blanc c’est même confirmé par Israël lui-même, qui ne reconnaît d’ailleurs pas l'application de la Quatrième Convention de Genève dans les Territoires Palestiniens Occupés de Cisjordanie et de Gaza.

A chacun de se faire sa propre opinion à propos de la vente ou de la fourniture de ces armes sales, de ces bombes atomiques du pauvre.

Me concernant, la discussion est ouverte…

 

GéZé, Georges Zeter, le père siffleur. Mars/2011



[i]http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2007-01-19/terrorisme-menace-chimique-et-biologique-la-terrible-realite/924/0/57664

[ii]http://agora.qc.ca/dossiers/Arme_biologique

[iii]http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_sur_l%27interdiction_des_armes_chimiques

[iv] http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_sur_l%27interdiction_des_armes_chimiques

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