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Georges L. ZETER

Georges L. ZETER

Ici tout va bien, exceptée la réalité - Here? Everything goes well, except reality.


Fichage : Big Brother is espionner You !

Publié par Georges L. Zeter sur 23 Mai 2014, 03:34am

Catégories : #xx

Fichage : Big Brother is espionner You !

Fichage : Big Brother is espionner You !

Si nous avions en France un héro agent secret comme les british ; il s’appellerait - Jaime bonde-00 de Sète, ce serait l’agent victoria secret sans peur et sans porte-jarretelles ; il serait là avec des acolytes pour surveiller et brouter son quart de Brie à espionner les citoyens en catimini tout en gobant des cuisses de grenouilles à l’ail. Il aurait pour comparses une « bande » d’acronymes improbables, mut par des fonctionnaires inadéquates et idoines à la foi et payés-couvés s’il en est par des gouvernements, de droite, de gauche, et d’en avant ! De ces 40 dernières années.

Et s’aurait pour effets ?

Oyé vous êtes filmé, Oyé souriez ; Tous les services secrets et secrets à demi à vôtre service et pour le bien de votre SECURITE mis en œuvre afin que vous puissiez vivre en toute sécuritas… Cameras, micros et demi-croc, enregistrements de conversations, captages de message Internet, de conversations privées, d’ébats au lit, de lys aux ébats et cætera !

Liste des « prognathes » observateurs

Il y a en France une obsession de l’espionite du citoyen assumé par une logique de surveillance et une transformation de la fonction du droit pénal, de plus en plus axée sur la « dangerosité » potentielle de l’individu. Pas moins de 58 fichiers de police (au sens large) en France ont été comptabilisés par le rapport des députés Delphine Batho et Jacques-Alain Bénisti publié en 2009. Pour faire court, vous, moi et bubulle, mon poisson rouge dans son bocal sommes considérés par nos grands et moyens chefs comme potentiellement dangereux, déviants, terroristes peut être et bien d’autres perversités potentielles certainement… Alors, juste pour vous dresser un rapide portrait de cette schizophrénie paranoïde, je m’en va vous en donner une p’tite liste courtaude, et non exhaustive de l’état des lieux de cheu-nous…

Y’a la CRISTINA (Centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et des intérêts nationaux)[1]. C’est un fichier relatif au terrorisme, à l'espionnage et à tout ce qui a un rapport avec « l'intérêt de la nation » au sens large du terme. Personne ne sait quelles sont les informations qui y sont stockées puisque le décret de création n’est jamais paru au Journal Officiel, et pour cause : ce fichier est classé «secret défense». Cristina ne se contente pas de compiler des données sur les personnes surveillées par les hommes du renseignement français mais s'attaque aussi à leur entourage.

Avec un aussi joli nom, Cristina jolie fleur de java, peut te coller en garde à vue 10 jours, avec fouille au corps rectale chaque matin avant les croissants, et t’embastiller à des vitam et des aeternam sous le couvert du secret défonce ! La DST (Direction de la Surveillance du territoire) et EDVIGE furent les mamans putatives de cette Cristina.

Y’avait EDVIGE,(Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale)[2] qui instaura le fichage systématique et généralisé dès l’âge de 13 ans, par la police de délinquants hypothétiques et de militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux. Rouquin Hortefeux le ministre de l'Intérieur de l’époque décida d'enterrer Edvige, et comme il voulait en finir avec la notion de "fichiers policiers", alors il créa deux nouveaux fichiers, dont la fameuse Cristina…

La DGSE (direction générale de la sécurité extérieure)[3], la NSA, « à la french », est le service de renseignement extérieur de la France. Placée sous l'autorité du ministre français de la Défense, (un mec nommé par le 1er ministre, lui-même nommé par le président… Me suivez-vous ?) L’a même une devise « Ad augusta per angusta » (a des résultats grandioses par des voies étroites)… Ca sent la fouille rectale encore une fois là… Bref, la DGSE a pour mission, au profit du gouvernement et en collaboration étroite avec les autres organismes concernés, de rechercher et d'exploiter les renseignements intéressant la sécurité de la France, ainsi que de détecter et d'entraver, hors du territoire national, les activités d'espionnage dirigées contre les intérêts français afin d'en prévenir les conséquences… Et la voie ouverte pour espionner à tout vas et retro satanas : ficher, écouter, filmer surtout et sur tout notre territoire. En fait c’est une administration hors loi, comme les fameux « services généraux » ou RG.

Les RG. (Renseignements généraux), fut une unité de la police nationale française qui acta de 1945 à 2008.

« Aux RG, j'ai appris toutes les méthodes de collecte et de traitement des renseignements dans les domaines aussi variés que la politique, la presse, le monde économique, l'univers syndical ou judiciaire. J'ai été élevé à l'école du "pas vu pas pris" où tous les moyens sont bons. J'ai moi-même participé à bon nombre d'opérations répréhensibles franchissant pour les besoins du service les lignes jaunes que la morale ou le code pénal réprouvent. A chaque fois, j'ai été félicité et même promu par mes supérieurs. »[4] Cool non ? C’est le témoignage de Patrick Rougelet, ancien du service… La boutique a fermée officiellement les portes en 2008, mais on ne peut que spéculer ; car tous ces beaux renseignements collectés en 1 demi siècle n’ont pas été mis à la poubelle. Les RG sont mort, vive les RGégé !

Le SIGINT, ce réseau vient du système Echelon,[5] développé par les États anglo-saxons dans le cadre du traité UKUSA de 1946, c’est un « dispositif » installé chez nous par les gringos ricains qui sert à l’écoute téléphonique officielle et non-officielle. Outre les écoutes téléphoniques, le SIGINT comprend donc la surveillance des télégrammes, des fax, des lettres, des courriers électroniques et autres sortes de communication. Dire que cela pose d’évidents problèmes de respect de la vie privée est une gageure…

La loi LOPPSI 2 (loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure)[6] Le texte contient une série de mesures présentées comme « nécessaires » pour permettre aux forces de l'ordre de s'adapter avec le maximum de réactivité possible aux évolutions de la délinquance. Mais cette loi n'est pas limitée pour autant à la police et la gendarmerie nationale, puisqu'elle intègre aussi la sécurité civile, et élargit sa sphère de compétence en s'intéressant en partie à la cybercriminalité.  En fait cette loi permet de fliquer le NET. Ce fameux Internet que tous les gouvernements haïssent, car, incontrôlable. La meilleure preuve étant : je suis en train de vous écrire cet article, qui va être diffusé, il parle en mal des dérives d’administrations qui veulent à toutes forces nous contrôler, et moi, émois ! Je blablate… Ah-ah !!! Et me fout de leur gueule.

Et soi disant pour contrebalancer et contrôler toutes ces « belles », y’a la CNIL, (Commission nationale de l'informatique et des libertés)[7] « vérifie » que la loi est respectée en contrôlant les traitements informatiques. Elle peut de sa propre initiative se rendre dans tout local professionnel et vérifier sur place et sur pièce les fichiers. La Commission use de ses pouvoirs d’investigation pour instruire les plaintes et disposer d'une meilleure connaissance de certains fichiers.

Le collectif Pièces et Main d'Œuvre en 2007 avance que la CNIL ne bénéficie que d'une « pseudo-indépendance » et rappelle que « depuis juillet 2004, la loi a décidée que les services de police n'auraient même plus à s'asseoir sur les avis de la CNIL pour créer de nouveaux fichiers. Celle-ci est de fait inaudible et n’est rien moins qu'un guichet de police de +.

Fichage & flicage et bandoléon

Ce petit tour d’horizon juste pour médire que : « Le fichage en France est constitué de fichages nationaux d’État, auxquels s'ajoutent des fichages au niveau européen accessibles par les mêmes organismes d'État, et parfois par des organismes privés. La Loi informatique et libertés de 1978, votée à l'occasion de la révélation du projet SAFARI, a institué la CNIL qui est censée contrôler l'usage et l'application des fichiers. »[8]

C’était gros pépère Ponia, ministre de l’intérieur de Giscard qui avait initié cette mémerde ; depuis ; ben… Souriez vous êtes filmé, vous êtes en sécurité, « on » s’occupe de tout, vous avez seulement à fermer vos grandes gueules, point !

Alors, quant à moi dans mon quant à soi ? J’sais que j’suis surveillé depuis belle burette et pour tout vous dire, et ben… J’m’en Bâ les roustons.

 

Georges ZETER/Mai 2014

 


 

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