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Georges L. ZETER

Georges L. ZETER

Ici tout va bien, exceptée la réalité - Here? Everything goes well, except reality.


Un rencard avec « Madame « brise-balls »

Publié par Georges L. Zeter sur 5 Novembre 2015, 09:25am

Catégories : #xx

Un rencard avec « Madame « brise-balls »

La reine des cassés couilles accepta mon invitation pour un après midi de rencontre.

Devant la gare d’Uzhgorod son taxi s'arrête, et je vois une petite femme un peu boulotte en descendre. Par rapport aux photos qu'elle m'a envoyée la veille, elle doit avoir pris des kilos et un coup de vieux... Elle porte des lunettes de soleil noires, qu'elle se décidera à enlever que dans quelques heures.

Je ne sais pas à cet instant que je vais rencontrer la reine des casses couilles, pour moi, mon RDV s'appel "G".

En l'espace de 1 minute elle me balance alors que je lui demande comme elle va :

- Non je ne me sens pas bien, un peu endormie, fatiguée.

Elle poursuit

- Vous avez l'air plus âgé que sur vos photos !

Et histoire de bien lier connaissance :

- Ca vous dérangerait pas de me conduire jusqu'au pressing pour récupérer le manteau de ma mère ?

Vu sous de tels hospices, je ne peux qu'être intéressé par un tel phénomène... Rencontrer une telle mégère vaut le détour ; Je décide donc au lieu de m'évader, de passer un moment avec celle qui je le pressens me donnera des souvenirs à raconter.

Ca allait aller aux delà de mes folles espérances !

Je ne vais pas m'étendre sur sa manière toute autoritaire pour indiquer le chemin, ça ressemble au sergent chef du film "Full Metal Jacket"...

Une fois le manteau de maman récupéré, direction, Achtung ! Boire un café.

D'abord savoir si nous restons dehors ou dedans...Finalement c'est dehors.

Et c'est parti pour la torture du serveur. Elle fait parti de ces clientes qui adorent tourmenter le personnel par un mitraillage de question : ici c’est à propos de son cappuccino. Malheureusement ne parlant pas ukrainien, je loupe le monologue, mais vois bien, que le serveur s'en contre fout de ses remarques et souri, souri...

Une fois servie (elle m’a commandé un cappuccino), une conversation s'entame. En moins d'une minute j'ai envie de l'étrangler. Car Madame non content d’être invivable, est facho, raciste et intolérante. En fait elle n'aime personne.

Notre conversation porte sur le Danemark, où, les pauvres danois ont dus subir la mégère pendant dix ans.

En résumé elle déteste tous les musulmans croisés au Danemark, tous! Comme je suis joueur je lui dis : Alors il faudrait tous les tuer ? Oui, oui ! Elle me répond.

On en vient ensuite à son ex mari qui lui fait des misères (on se demande bien pourquoi ?).

Soudainement Madame à faim. Etant un gentleman je lui propose de traverser la rue pour manger dans ce petit restaurant italien.

Et c'est reparti avec le serveur. Durant ce diner ou j'ai entendu tellement d'âneries qu'il faudrait en écrire un livre ; tout son monologue fut interrompu par ses commentaires, conseils et autres remarques au pauvre serveur qui devait se dire "qu'aujourd'hui ce n'est pas mon jour de chance".

Avant de partir, elle me traduisit "j'ai expliqué au serveur que le vin rouge ne se servait pas frais, mais à... blablabla.)

Comme je lui ouvrais la porte (oui, je sais j'suis masochiste !), elle dit "merci» ; je pensais que c'était pour moi ; ben non ! Elle me regarda bizarrement en me faisant comprendre que son auguste merci était adressé au personnel.

Dans la voiture, elle me demande de m'arrêter car elle doit prendre de la viande qu'elle a commandée... En fait, elle est allée chez un boucher acheter sa viande. Quinze minutes passent... Finalement de retour, et comme nous sommes sur le parking d'un supermarché elle me dit : ah, j'ai oublié le pain ! Et elle repart.

Là, cela devient une véritable comédie. J'attends 5 minutes et entre dans le supermarché ; et voit, cette horrible casse couilles faire son shopping de la semaine en poussant son chariot. J'en ris nerveusement puis de bon cœur en voyant jusqu'où, une mégère peut aller.

Je retourne dans ma voiture en me disant que, "cela existe t-il vraiment ?".

De retour après 20 minutes, absolument pas gênée, je l’ai reconduit chez elle.

Elle me dit à peine au revoir, surtout pas merci, et s'en va vers de nouvelles aventures.

Je suis allé voir une bonne copine, j'ai bue deux bières et nous avons beaucoup rit.

Pour conclure cet inoubliable après midi : merci très chère, vous avez toutes les qualités requises pour être la reine des casses couille. Bravo !!!

Vous êtes extraordinaire.

Georges zeter/Uzhgorod 2015

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