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Georges L. ZETER

Georges L. ZETER

Ici tout va bien, exceptée la réalité - Here? Everything goes well, except reality.


Sarkozy : « Il est tellement fort, qu’il est plus fort que lui. »

Publié par Georges ZETER - GéZé Le Père-siffleur sur 11 Octobre 2010, 08:48am

Catégories : #Un Con-Pétant!

[...] Voter Sarkozy n’est pas un crime. C’est même un droit. Nous ne dirons pas, nous, que ce candidat représente la fraude, la délinquance, l’anti France et la faillite morale.

Nous voudrions simplement qu’on se souvienne plus tard - quitte, ensuite, à nous en demander compte - que nous avons écrit qu’il représente pour la conception que nous nous faisons de la démocratie et de la République un formidable danger.

S’il est élu, nous savons que nous pourrions en payer le prix. Nous l’acceptons !

lundi 16 avril 2007 : LE VRAI SARKOZY - Ce que les grands médias n’osent pas ou ne veulent pas dévoiler

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De Jean-François Kahn, avec Serge Maury, Philippe Cohen, Laurence Dequay et le service France de MARIANNE.

Marianne ne s’était pas planté, « il » est un vrai danger pour la démocratie - 3an1/2 plus tard on peut juger sur pièce le chemin du Sarkozysme du cloaque lumineux... Du président du pouvoir d’achat au  président des amis du Fouquet’s... Mais surtout la trajectoire de Sarko 1er ; comme toute bonne tête C.... il n’a pas changé d’avis, a poursuivi sa campagne de démolition ; et dire que nous en avons encore pour 1an1/2 à jouir des bienfaits tricoté par ce compulsif zozo...

Je citerai de longs passages de l’article prémonitoire de Marianne du 16 avril 2007 « LE VRAI SARKOZY » afin de réchauffer les mémoires chancelantes ; car à l’époque, j’ai le sentiment que Marianne était bien seul.  Quant aux autres médias à la solde (qui n’ont d’ailleurs pas changés d’un iota, sauf qu’ils ont été pris encore plus Dassault...) et ben zavaient la trouille.

Je ne parlerais pas des « affaires » car l’auge déborde ; mais plutôt de comment était perçu le candidat à cette époque, 3 semaines avant son élection... Lointaine, car, sous le pont y’en a qui en a coulé depuis de la belle mémerde!

Le candidat vu d’ailleurs

... A l’époque, les journalistes français rasaient les murs et pratiquaient la lèche vitrine politique si on excepte Marianne et le Canard... En contrepartie les confrères étrangers en poste à Paris gardaient un œil lucide concernant le candidat Sarkozy. 

Dégustez 3 ans ½ plus tard la lucidité de la presse internationale.

 - « Le correspondant à Paris d’une radio suédoise interroge tout de go : « Sarkozy ne représente-t-il pas un risque de dictature ? » [...] Le Süddeutsche Zeitung Munich dépeint « un macho sans scrupule et brutal qui joue avec la peur des gens ». Le Frankfurter Allgemeine Zeitunglui décerne le prix de « l’homme politique le plus ambitieux et plus impitoyable d’Europe qui n’a pas de vraie conviction, mais s’aligne sur l’humeur du peuple ». Le quotidien espagnol El Pais voit en lui un héritier populiste des « régénérationnistes de la droite espagnole de la fin du XIX> siècle ». Le Tageszeitung de Berlin (de gauche, il est vrai) décrit un George Bush tricolore qui veut imposer en France l’idéologie de la droite néo conservatrice américaine. [...] Si la presse conservatrice britannique identifie volontiers, avec admiration, Sarkozy à Thatcher, la plupart des journaux européens, en particulier scandinaves, l’assimilent plutôt à un aventurier néo bonapartiste qui représenterait une grave menace pour la démocratie. »[1]

Et pourtant le candidat Sarko-ministre de l’intérieur avait lâché quelques perlouses dans la presse française. On pouvait déjà entrevoir ce que serait son « combat », sa « philosophie » dans les années à venir.

- « dans Philosophie Magazine, déclarer que, selon lui, la pédophilie et le suicide des adolescents étaient d’origine génétique, qu’on était en quelque sorte biologiquement programmé pour la déviance ou l’autodestruction, que l’action éducative ou sociale n’y pouvait rien, le rachat ou la miséricorde divine non plus - retour terrifiant du concept eugéniste du gène du crime - sans que, pendant dix jours, aucun journal quotidien ou hebdomadaire, aucune radio ou télévision réagisse. »[2]

- « Dans la presse allemande, et dont même l’extrême droite autrichienne de Jôrg Haider avait tenu à dénoncer les « nauséeux relents », à propos de la création, d’un ministère de l’intégration et de l’identité nationale ».[3] (Salut mon Besson !

En plus il avait  « SES MOTS POUR LE DIRE »[4]

« Pourquoi ? Parce que ses entreprises de séduction envoûtent. Parce qu’il dispose, partout, et surtout dans les médias, d’amis dans la place et très haut placés ? Ou parce qu’on redoute la brutalité de ses réactions ?

[...] Ces derniers jours, par exemple, il n’a cessé de traiter de « connards » ses propres conseillers et animateurs de campagne, accusés d’être responsables de la moindre difficulté de campagne. Un article qui le défrise dans Libération ? Il téléphone au propriétaire, qui est un ami : «Vous êtes un journal de merde ! Avec des journalistes de merde ! » Il refuse, contrairement à Royal et à Bayrou, pourtant très maltraité par Libé, de se rendre dans ce journal pour un entretien avec la rédaction : « Libé n’a qu’à se déplacer ! ». Il considère qu’il n’a pas été reçu à France 3 national avec les honneurs qui lui sont dus. A l’adresse de la direction il hurle : « Si je suis élu, je vous ferai tous virer ! C’est d’ « enculés » que se font traiter les confrères d’une radio qui lui ont apparemment tapé sur les nerfs... qu’il a sensibles. Il soupçonne un journaliste d’être favorable à François Bayrou. « Ils couchent ensemble », commente-t-il. Evoquant certains de ses adversaires, il prévient, carnassier : « je vais tous les piquer. Les niquer ! » Plus macho, tu ouvres un harem. Parlant de Michèle Alliot-Marie, qu’il soupçonnait, à tort, d’avoir joué un rôle trouble dans l’affaire Clearstream, ne l’appelle-t-il pas « la salope » ? L’économiste et expert financier Patrick Artus critique certaines propositions du candidat UMP Il reçoit aussitôt un mail de son chef de cabinet « On s’en souviendra ! » Même expérience rapportée par un industriel qui eut le malheur de déplaire « On se retrouvera. On est pour moi ou contre moi ! » « Je n’ai jamais été confronté, raconte ce patron, à un entourage aussi agressif, aussi belliqueux. » Pourquoi le préfet Dubois, responsable des relations presse de la Préfecture de police, est-il débarqué du jour au lendemain : parce qu’il aurait ricané des ennuis conjugaux du ministre ! ».

Comme on peut s’en apercevoir, le « casse-toi povre con » avait ses précédents...

« CATHERINE NAY ENTRE LES LIGNES

Il y a quelques mois, Guillaume Durand consacrait deux heures de son émission « Esprits libres », au livre plutôt hagiographique de Catherine Nay consacré à Nicolas Sarkozy. Les livres hostiles au candidat UMP, assez nombreux, n’ont jamais eu cette chance. Or la lecture de cet ouvrage, honnête malgré tout, laisse une impression étrange. Certes il est censé vanter les qualités du « grand homme » ; mais, en même temps, et au second degré, il en dresse un portrait psychologique extraordinairement préoccupant : celui d’un homme dont l’unique véritable sujet de préoccupation est lui-même, sa propre saga et sa quête obsessionnelle du pouvoir. L’histoire qui le fascine, c’est la sienne ; de l’humanité, il ne retient que sa part ; son ascension, à quoi se réduit son seul idéal, débouche sur l’arrivée au sommet qui constitue son seul rêve. Il ne lit qu’un livre, celui dont son ambition constitue la trame. N’écoute qu’une seule musique, celle qui lui permet sans répit de chanter son épopée. Aucune ouverture sur une autre perspective que celle dont sa personne ne dessine l’horizon, sur un autre monde que celui dont il occupe le centre.

Analyse-t-il les changements qui se produisent autour de lui, dans la société ? Non... Mais, sans cesse, il revient sur le seul changement qui l’obsède et rythme ses discours : son propre changement, dont il fait comme un ressort. « C’est vrai, explique-t-il à Catherine Nay, j’étais égoïste, dépourvu de toute humanité, inattentif aux autres, dur, brutal... Mais j’ai changé ! » Sans cesse ensuite, au grand désarroi de ceux qui l’idolâtraient quand il était, à l’en croire, si mauvais, il fera l’aveu de tout ce que lui reprochent ses adversaires pour mieux magnifier l’ampleur des métamorphoses par quoi il se transcende. Quitte à se révéler, à l’usage, plus égotique et plus brutal encore. Au philosophe Michel Onfray il déclare, dans Philosophie Magazine : «Je vais peut-être vous consterner, mais je suis en train de comprendre la gravité des choix que j’ai faits. Jusqu’à présent, je n’avais pas mesuré. »[5]

Pourtant à l’époque certains restaient lucide concernant le zozo... [6] 

- Jacques Chirac : « Lui confier le pouvoir, c’est, « comme organiser une barbecue partie en plein été dans l’Estérel ».

 - Claude Chirac a, elle, lâché cette phrase : « J’aurais préféré Juppé. Lui, au moins, c’est un homme d’Etat.

- François Goulard ministre libéral ne le dissimule pas : « Son égotisme, son obsession du moi lui tient lieu de pensée. La critique équivaut pour lui à une déclaration de guerre qui ne peut se terminer que par la reddition, l’achat ou la mort de l’adversaire. » Sa principale faiblesse ? Son manque total d’humanisme. « Chirac, lui, a le souci des autres, de l’homme. Sarko écrase tout sur son passage. Si les Français savaient vraiment qui il est, il n’y en a pas 5 % qui voteraient pour lui. »

- Un des plus importants hiérarques UMP, officiellement soutien fervent du candidat (comment faire autrement ?) renchérit : « Sarkozy, c’est le contraire de l’apaisement. Chirac, vous verrez, on le regrettera. Lui, il n’a jamais eu de mots violents.

- Dominique de Villepin a mis sa langue dans sa poche, mais il n’en pense pas moins... que Sarko « a loupé sa cristallisation» ; que « sa violence intérieure, son déséquilibre personnel, l’empêchent d’atteindre la hauteur de la présidence ».

- Henri Cuq (ministre délégué aux Relations avec le Parlement) ou Jérôme Monod, le conseiller, ne veut pas déroger à la consigne du silence. Mais, en petit comité, les mêmes mots reviennent : « Ce garçon n’est pas mûr. Il n’est pas fini. Il a un compte à régler avec la vie qui le pousse à créer de l’affrontement partout, et non à rassembler ».

- D’autres brodent « C’est un enfant qui n’atteindra jamais l’âge adulte. »

Enfin gardons la dernière citation pour la bonne babouche...

- Jean-François Probst l’ancien vice-président du RPR des Hauts-de-Seine confirme : « Sarkozy croit toujours, comme en 1995, qu’il peut intimider les gens. Quand je l’ai rencontré, dans les années 80, il avait déjà ses qualités - énergie, ténacité et ses défauts, dont j’imaginais qu’il les corrigerait. Je pensais, notamment, qu’il comblerait son inculture. Bernique ! Il n’a fait que courir d’une lumière l’autre. Il est fasciné par ce qui brille, les nouveaux riches, le show off, les copains à gourmettes même s’ils trichotent avec les règles communes, Tom Cruise qu’il reçoit à Bercy, ébloui, et il le fait raccompagner en vaporetto. »

Et pourtant « IL SUFFIT DE L’ÉCOUTER »[7]

« Sarkozy, il suffit, au demeurant, de le lire ou de l’écouter. De quoi parle-t-il ? De lui. Toujours. Compulsivement. Psychanalytiquement. Que raconte-t-il ? Lui ! Qui prend-il comme témoin ? Lui ! Qui donne-t-il en exemple ? Lui ! Il est, jusqu’au délire parfois, sa propre préférence. Jamais hors « je ». Ce « je » qui, à l’entendre, est forcément « le seul qui », « le premier à », « l’unique capable de », « le meilleur pour ». Comme si l’univers tout entier était devenu un miroir qui ne lui renvoie plus que son reflet». C’est pourquoi, d’ailleurs - et même ses proches s’en effarent-, il vit constamment immergé dans les enquêtes d’opinion, qui, plusieurs fois par jour, ont pour objet de le rassurer sur l’évolution de son image. Un argument ne passe pas ? On y renonce. Un mot fait tilt ? On le répète à satiété. Une peur s’exprime ? On la caresse dans le sens du poil. Le public veut des expressions de gauche ? On lui en servira. Une musique d’extrême droite ? On la lui jouera. »[...]

IL EST « LE SEUL QUI... »

« Etrangement, si, constamment confronté à son reflet, il ne cesse d’intervenir pour en corriger les ombres, sa capacité d’écoute (ou de lecture) est extrêmement faible. Invite-t-il des intellectuels médiatiques à déjeuner au ministère de l’Intérieur que l’un d’eux, Pascal Bruckner (qui pourtant le soutient), explique que, loin de s’imprégner de leurs analyses, il a pratiquement parlé tout seul. Reçue par lui, la démographe Michèle Tribalat lui écrit « J’ai pu apprécier votre conception du débat. Vous n’imaginez pas qu’un autre point de vue (que le vôtre) présente un quelconque intérêt. » D’ailleurs, il refuse les débats. Lors de ses prestations télévisées, on s’arrange pour qu’il n’ait jamais de vrais contradicteurs pouvant exercer un droit de suite. Le plus souvent, il choisit, d’ailleurs, lui-même les autres intervenants.

Cette abyssale hypertrophie du moi, à l’évidence, entretient chez Sarkozy cette hargne de conquête, de contrôle, cette boulimie de pouvoir exclusif, le conduit à éradiquer toutes les concurrences potentielles et à neutraliser, à étouffer contestations et critiques. Il suffit, d’ailleurs, de l’écouter, mais aussi de le regarder « être » et « faire ». Jamais il ne se résout à n’être qu’un membre, fût-ce le premier, d’un collectif. Forcément l’unique, le soleil autour duquel tournent des affidés. D’où sa prédilection pour un entourage de groupies de grandes  qualités et de grands talents, à la vie à la mort, « une garde rapprochée » comme on dit, mais aussi de porte-serviettes et de porte-flingues, de personnages troubles encombrés de casseroles et de transfuges. Avec eux, peu de risques ! »

 

Pour en finir : Rubrique « Il a osé le dire »[8], tant ses propos, depuis quinze ans, illustrent éloquemment tout ce qui précède, c’est-à-dire une dichotomie rhétoricienne qui se cristallise dans l’unicité de son exaltation du MOUA-MOI!

- « Vous savez pourquoi je suis tellement populaire ? Parce que je parle comme les gens ».

- « Maintenant, dans les réunions publiques, c’est moi qui fais les questions et les réponses et, à la sortie, les gens ont l’impression qu’on s’est vraiment parlé » (le Figaro, mai 2005).

- « Si je ne faisais pas attention, tous les jours je serais à la télévision jusqu’à ce que les téléspectateurs en aient la nausée » (1995).

 - « Je n’aime pas étaler ce qui, finalement, appartient à ma vie privée. »

- « La France souffre de l’égalitarisme et d’un état de nivellement. »

- « Je refuse tout ce qui est artifice pour façonner à tout prix une image, les photos avec femme et enfants, la success-story, vouloir se faire aimer, poser en tenue décontractée. »

 

Ben mon Nico 1er du genre,  à relire tout ça, ça nous donne le tournis ou la nausée au choix... De toute manière t’étais déjà habillé pour l’hiver par MARIANNE; sauf que... T’as été élu avec plus de 53% des voix... Des ouvriers, des retraités et des petits artisans/commerçants, front national qui ont votés en masse pour toi et élevé au firmament... MAMAN ! LOL et re-LOL ! Qu’en pensent t-ils aujourd’hui en automne 2010 nos braves Zélecteurs mdr? 

Quant à moua je suis prêt à parier mon caleçon tricolore à deux vitesse que Sarko 1er sera réélu en 2012 ; mais je n’oserai jamais dire : «  que ce candidat représente la fraude, la délinquance, l’anti France et la faillite morale », Non !  Ca jamais ! Je respecte trop comme Marianne de payer le prix du suffrage universel !

Georges Zeter dit GéZé le père siffleur/ octobre 2010

 Merci à Marianne. Prière de relire l’article complet sur :

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=46470

 

 

 

 



[1]LE VRAI SARKOZY – Paragraphe : LES CONFRÈRES ETRANGERS OSENT, EUX ! - Jean-François Kahn, Serge Maury, Philippe Cohen, Laurence Dequay et le service France de MARIANNE - 16 avril 2007

[2] Idem. Paragraphe : introduction de l’article.

[3] Idem. Paragraphe : Comme si Sarkozy faisait peur.

[4] Idem. Paragraphe : SES MOTS POUR LE DIRE.

[5]Idem.  Paragraphe : CATHERINE NAY ENTRE LES LIGNES

[6] Idem. Paragraphe : ET, POURTANT, EN PRIVE, ILS LE DISENT

[7] Idem. Paragraphe : IL SUFFIT DE L’ÉCOUTER 

[8]Idem.  Paragraphe : L’IDENTITÉ NATIONALE, PARLONS-EN...

 

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