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Georges L. ZETER

Georges L. ZETER

Ici tout va bien, exceptée la réalité - Here? Everything goes well, except reality.


Chelsea… Puis s’en va vers les Rivages Fric !

Publié par GéZé - Georges Zeter sur 11 Juillet 2011, 20:00pm

Catégories : #Un Con-Pétant!

Dans la cage d’escalier tout en fer forgé s’enroule-roule comme un masque de papier emporté dans le puits d’ascenseur ; les vers résonnent et se trainent sur la moquette très râpée… Le dernier accord de guitare accompagne la corde qui casse chuintante ; le silence est seulement troublé par le bruit d’un ventilo refroidissant les câbles électriques de l’élévator hors…

Ici c’est – T’es au Chelsea sur la 23ème !

FINAL-CHELSEA-pour-articles-copie-1.jpg

 I remember you well in the Chelsea Hotel,

You were talking so brave and so sweet,

Giving me head on the unmade bed… « Oui, je me rappelle très bien à l’hôtel Chelsea,

Tu parlais si fortement et aussi doucement,

Tout en me taillant une pipe sur le lit défait, »

Leonard Cohen le Canadien chantonne ça à Janis Joplin Texane ; les murs en dégoulinent encore de ces imprécations meurtrières entre Sid and Nancy, les punks fous déjantés ; les veines perforées laissant des taches résinées sur les murs de descente vers la réception de l’autel ; là, où, encore une tête de cheval blanche/noire vous dit d’un œil ouvert : Hi stranger ! Have a seat and relax for a day… Forever?

Sans intérêt aucun de dresser la liste de tous ces « invités » célibricimes ayant défilés en ce lieu ; unique au monde – Un monde ? Non ! Une cour des miracles coincée entre le 20ème et 21ème siècle en vertical avec vue sur une horizontale au-delà du visible : les âmes perdues s’y retrouvèrent pour un nouveau départ, où ; c’était une fin rapide enregistrée sur le livre des entrées la « guest’s list » : saut par une fenêtre, coma éthylique, overdose et même vieillesse - Le peintre Alphaeus Cole vécu 35 ans là-dedans, avant d'y mourir en 1988 à l'âge de 112 ans ; Que de bons clients, et des clients en général très bons dans leurs secteurs artistiques ; la liste est longue de ces fauchés de géni qui bien souvent s’installèrent pour pas un cent ; ils donnaient de leurs œuvres, pendues ces jours-ci aux murs du lobby - S’ils avaient la parole ces murs en raconteraient de bien bonnes, de bien belles… Puis le succès venant ces artistes maudits remboursaient.  Un marché de Mano à Mano entre « Stanley » et les autres.  Le mécénat avait pris place en rive d’Hudson comme sous la sérénissime Florencia. Stanley en Laurent le Magnifique de Médicis ; ça me plait bien.

Pourquoi pas ?  Mais vain - Puis vint…

 

Cette envie de toujours avoir plus et +, d’engranger, engranger à s’en faire pèter la panse et les oreilles. « Enough is never enough » pour ceux là de ce bois là.

 

En 1939 trois copains – Bard, Krauss et Elder achètent un immeuble de douze étages à Manhattan.  Cet immeuble a une particularité : il a donné son nom « Chelsea » au quartier de New York et pas l’inverse. Cet immeuble est resté la plus haute structure de la ville entre 1889 et 1899 dominant de ses fers et ses briques la baie sur l’atlantique. Les réfugiés du Titanic y passèrent deux nuits.

Abel Ferrara y tournera son documentaire : « Chelsea on the rocks 

http://www.youtube.com/watch?v=JfmXTdJB4p4

C’est la famille Bard qui en créera l’âme, surtout Stanley Bard manager/directeur visionnaire et cela 50 années durant.  Il permit à tant d’artistes de ne pas être à la rue ; un toit – Un restau du Cœur, Coluche sur gratte ciel.

Il y a une âme en ce lieu grâce à BARD ; sentant un peu le moisi et la poussière déposée lustres après lustres ; Mais aussi les musiques déformées par les murs courbés sur l’axe tout en rond de la parallaxe des songes inaboutis ; Les paroles noyées dans les drogues et l’alcool du jour, les couleurs selon l’heure, les amours déclinantes dans un sexe sur-présent et les peines absorbantes de tous ceux et celles ayant éparpillés et rassemblés le baluchon de leurs destinées, leurs vies cassées, détraquées ; Ceux qui vivent au-delà du schémas - reconstruit et détruit, disparu, la mort au coin du corridor - resté vivant pour Notre postérité - pour nous les autres, ceux de « dehors » -  C’est l’odeur du « Chelsea » et ses fils électriques qui courent un peu n’importe où-comment, un trip d’acide pour un pompier qui hallucine et se croit transporté sur la planète « pourvu que ça tienne avant que tout le monde crame » ; mais, toi, moi-nous, on s’en fout pourvu que la « bête » tienne et souffle l’air en rafale du poumon des maudits de cet East River des quais dont Marlon d’un poignard dans le cœur plonge sa lame ciguë « Chelsea », - Je t’aime comme une femme à prendre!

Depuis 1939, c’est principalement la famille Bard qui dirige le temple « Chelsea » ; mais le 18 juin 2007, Stanley Bard a été démis de ses fonctions de manager à l’âge de 74 ans et sa famille mise en minorité (40%) par les deux autres actionnaires, Marlene Krauss et David Elder (60%) ; les enfants des deux autres potes du papa Bard.

C’est là où réside mon discours.  « CEUX » qui veulent encore plus !  Imaginez ? Un immeuble de 12 étages en plein New York avec au moins une centaine de chambres, studios ou appartements.  Ca doit rapporter gros non ? Puisque vous ne devez pas payer un crédit, car héritiers vous êtes, c’est du bénef net? Vous restez chez vous à ne rien foutre, et l’argent rentre.  Et ben non !  Yen a deux, les descendants, contre la volonté de leurs pères qui ont dit « nous on veut encore plus ! »

C’est surtout la gonzesse ; « la Marlène ».  Elle veut, elle veut, plus fort profondément qu’un sexe toy bien enfoncé dans son anus horribilis cuvée 2007!

Tout ca pour dire que lorsque les femmes deviennent plus connes que les hommes (je ne savais pas que c’était possible), et ben, faut dire qu’elles ont un pouvoir de destruction inégalé.

hotel-22222.jpg  

Con-Clusion

L’hôtel a fonctionnée cahin-caha depuis 2007 pendant deux-trois ans puis a été vendu à un promoteur

Pour 80 millions. 

Le nouveau proprio veut faire de la thune à mort.  Et toi sale bourge de « client » lambda à petite queue tu peux louer et « t’aventurer » dans les méandres et la vie des grands de ce monde ; ceux dont la trajectoire aboutie là. Tu pourras péter dans la chambre de Marylin, tirer ta gravso dans la piaule d’Ultra Violet, te masturber dans la chambre numéro 100 ou 220 et jouir devant le fantôme X ; et même te torcher le cul avec les pages de « Odyssée de l’espace » écrit ici là-même, moucher ta morve dans les draps de Dylan, et te nettoyer le cul sur un air de Janis en manque d’héroïne sous les rires de Milos… Tu connaitras enfin l’ultimum panacée de la jouissance non différée : ton sperme te coulera par ta gueule bien ouverte et ce sera ta plaisance pour 242$ la nuit… Minimum petit déjeuner non compris.

En pensant que t’as attend un sommet… Ouais ! Toutes les idoles tombent à terre et ça te rassure pauvre merde !

J'sais

Vous allez dire ce mec, l’auteur ben y raconte que des conneries ; en plus il est mytho. A chaque fois qu’il se répand, ben il dit à la fin : j’ai fait ci, j’ai fait ça, j’étais ci, j’étais là…

En 1981, en octobre, j’ai dormi au Chelsea une seule nuit.  Sauf que je ne le savais pas que  j’étais au Chelsea, on me l’a dit après.  Une copine devait me prêter un appart, on s’est loupé, j’etais dans le coin, je suis allé bouffer au « Don quijote » juste en face. J’ai traversé la rue et ai pris une piaule. Shit je sais même plus le numéro ?  J’ai peut être vomi dans la piaule d’Arthur Miller… Class !

J’savais pas.

Merci à toi Stanley, des hommes comme toi devraient être money courante pour que le monde soit beau ; infortunatly…

Pourquoi c’est pas ainsi? Mais la vie continue - Isnt not ?

Georges Zeter. Juillet/2011

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