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Georges L. ZETER

Georges L. ZETER

Ici tout va bien, exceptée la réalité - Here? Everything goes well, except reality.


Neyret – Traitement d’une Police Souple, Immaculée

Publié par Georges Zeter sur 4 Septembre 2012, 17:15pm

Catégories : #Un Con-Pétant!

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Devinette ? Je suis accusé de : trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs, trafic d'influence, corruption passive, détournement de saisies, vols en réunion et violation du secret professionnel. 

 

Que risque-je ?  Tout ça mis bout à bout ça vaut bien entre 8 et 10 ans de cabanon, non ?

 

Ca c’est au cas où je serais un citoyen lambda… Insignifiant quoi ; Mais au cas où je serais de la maison poulaga avec titre de commissaire divisionnaire alors là… Le conseil de discipline de la police va statuer si - 1) je pars à la retraite d’office et je touche ma pension, ou, 2) je pars à la retraite mais je suis privé de pension…

 

Admettez que nous somme plus dans le deux poids deux mesures, mais dans deux pouah et 2 nano mesurettes ; je recommande que la cellule psychologique soit à la sortie afin de pouvoir m’aider à supporter cet horrible calvaire…

 

C’est le cas édifiant du commissaire Michel Neyret de la police de Lyon qui passe devant le « tourniquet » - ou conseil de discipline de la police.  C’est certain il doit vachement baliser notre Sherlock Holmes dévoyé. Pension ou pas pension, c’est comme dans les restos : fromage OU dessert ; un vrai dilemme !

 

Michel Neyret le 3 octobre 2011 mis en examen pour les choses qui lui sont reprochées et citées en préambule sera remis en liberté surveillé le 23 mai, soit 7 mois ½ après.  Qui a dit que le système judiciaire était grippé ?  

 

Le plus cocasse, car, là il faut prendre cette info avec humour et détachement, c’est que le prévenu Neyret a continué pendant son temps à l’ombre de toucher ses émoluments (sans les primes tout de même), et qu’il doit à ce jour continuer de les palper.  A titre indicatif, le traitement annuel moyen des commissaires ; c’était paru dans l’Express du 12 janvier 2006 :

 

- Un Commissaire : 60.000 euros, soit 5.000 euros par mois.

- Un Commissaire principal : 75.000, soit 6.200 euros par mois.

- Un Commissaire divisionnaire : 115 000 soit plus de 9.000 euros par mois.

 

9.000 euros par mois quant on est embastillé c’est tout de même mieux que les 0,50 euros de l’heure payé aux prisonniers lambdas pour qu’ils fabriquent des cintres ou autres taches essentielles à notre glorieuse économie. Avec 9.000 euros, il a pu cantiner le Michou Neyret et même régaler les malfrats qui partagèrent son auguste grabat.

 

Le « tourniquet » se compose de membres de l’administration et à part égale de membres des syndicats et il fonctionne ainsi : on entend le « prévenu », puis ya débat à huis clos, en général l’unanimité se fait, puis, la cour statut en accouchant d’une « proposition de sanction »… Le dossier est ensuite transmis au ministère de l’intérieur où là est décidé si oui ou non on va suivre la décision du « tourniquet »… On ne sait jamais, une erreur judiciaire est toujours possible, alors, prenons nos précautions…. Combien de quidam voudraient être traités avec autant de délicatesse, combien ?

 

Tient une autre historiette histoire d’enfoncer le clou (du spectacle ?)

 

Les faits et méfaits :le 9 septembre 2011, à Aulnay-sous-Bois. Ce jour-là, un policier est blessé à la jambe, percuté par une voiture de police lors une course-poursuite. Lui et ses collègues décident alors de mentir et accusent dans leur procès-verbal le conducteur de la voiture qu'ils poursuivaient. Ce dernier est placé en garde à vue pour tentative d'homicide sur fonctionnaire de police, un crime passible de la perpétuité. Mais au fil des heures, les témoignages des policiers s'effondrent : ce sont en fait des collègues d'une deuxième voiture qui sont à l'origine de l'accident. Les policiers avaient de plus frappé l'automobiliste à terre, qui s'était vue prescrire 5 jours d'incapacité totale de travail.[1]

 

Bidonnage, faux témoignages, violence. Ces 7 « policiers » étaient près d’envoyer ad vitam en prison un quidam, qui pas non plus innocent-innocent (course poursuite avec la police), mais ayant tout de même des droits. Tout ça afin de dissimuler leurs incompétences et se couvrir. 5 des 7 policiers furent condamnés à des peines de prison ferme, donc, révoqués. Et bien, ça fit un sacré ramdam dans le Landerneau policier.

 

Jean-Claude Delage, secrétaire général du syndicat, s'est ainsi déclaré « en colère, atterré et écœuré » par ce jugement. « Les policiers ont reconnu la faute commise et nous ne comprenons pas (...) Si on veut décourager les policiers, on a visé juste »… C’est connu, faute reconnue à moitié pardonnée… Mais seulement à moitié mon Delage !  Vous imaginez si la société fonctionnait comme cela : « oui, m’sieur l’agent je reconnais avoir tiré et avoir tué » Okey !  Bon, comme vous reconnaissez les faits ça ira pour cette fois, mais…. Surréaliste le « leader » syndical !

 

Ya même eu des manifestations des forces de « l’ordre » alors qu’il faudrait prendre des sanctions immédiates contre ceux qui viennent mettre en cause publiquement la justice alors qu'ils sont dépositaires de l'autorité publique.

 

Tout ce tintouin est en appel et saura comme d’hab accoucher d’une souris.

 

Ya pas idée de foutre son œil sur la trajectoire d’un flashball durant une manif, et d’avoir le culot, devenu borgne de porter plainte contre le flicaillon qui exerçait son métier (bien pénible) pour que les citoyens de ce pays puissent dormir tranquille (et en fermant leurs gueules).

 

Tout ce laïus pour dire que : lorsque les forces de l’ordre deviennent des vecteurs de désordre, que des hauts responsables ne donnent pas l’exemple, et que pris la main dans le sac au pire risquent-ils d’être privés de pension de retraite… Ca veut dire qu’il n’y a plus de démocratie, que les agents de l’état son au service de l’etat, de l’ordre et du pouvoir.  Les années Sarko en étant la triste évidence.

 

Michel Neyret est considéré non coupable tant qu’il n’est pas condamné (on peut rêver) par une cour (Toutefois le commissaire, ne pourra échapper à la correctionnelle où il risque une très lourde peine d’emprisonnement) ; donc, je lui présente mes plus plate excuses pour ce petit montage de l’affiche des Ripoux… Mais je trouve, moi qui suis facétieux qu’il ressemble tellement à Philippe Noiret… En plus jeune et en plus vivace bien sûr.

 

Georges Zeter/septembre 2012


[1]http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/12/10/01016-20101210ARTFIG00567-sept-policiers-condamnes-a-la-prison-ferme-pour-avoir-menti.php

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