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Georges L. ZETER

Georges L. ZETER

Ici tout va bien... Exceptée la réalité


Que faisiez vous le 21 juillet 1969 ?

Publié par Georges L. Zeter sur 19 Juillet 2019, 07:08am

Catégories : #xxx

Que faisiez vous le 21 juillet 1969 ?

3 heures, 56 minutes et 20 secondes «That's one small step for man, one giant leap for mankind »…Et moi ? A Biot, un joli petit village provençal en ce temps là, juste à côté d’Antibes. J’étais arrivé début juillet pour passer un mois en colonie de vacances. Assis dans l’herbe, devant une TV en noir et blanc posée sur une chaise, les moniteurs, appelés les monos, nous avaient tous réveillés vers 2 heures en cette chaude nuit d’été, et pour les jeunes adolescents que nous étions c’était la fête ; être debout à cette heure était franchement bat ! (mot disparu du langage djeune depuis) Ce qui rendait cette soirée historique très spéciale, n’était pas que Armstrong marche sur la lune, que son équipier Aldrin le rejoigne ou que Collins continua de tourner en orbite, non ! car, mon orbite à moi ce matin là était que je puisse passer quelques heures de plus en serrant dans mes bras très très fort mon tout premier amour de ma toute jeune vie... Ah Marie Christine de ce juillet 69, et 50 ans plus tard, c’est comme si j’y étais encore un peu...

Départ de la colo de Paris, puis, un stop à Lyon pour ramasser les derniers préados. J’étais au fond du car, là, où les chahuteurs se logent afin de bien mettre le bazar. Alors, lorsque les lyonnais montèrent, ce fut une bronca d’applaudissements et de grosses vannes. En queue de file, tout de suite je repérais une jolie brunette style hippy à cheveux en frange coupés droit sur le front. Jusqu’à là, les filles (les nanas) avaient été plutôt un sujet d’agacement ou d’indifférence, toujours en train de piailler et moucharder, de plus, elles jouaient aux billes comme des manches et au moindre pet se mettaient à chialer. Alors, comme ça ! allez savoir pourquoi, mes hormones ne firent qu’un tour fulgurant et me montèrent à la tête, incontrôlables et ainsi, je focalisais toutes les fibres de mon attention sur celle ci s’avançant vers moi ? A peine fut-elle installée que je fonçais comme un perdu pour m’asseoir sur le siège d’à coté au cas où un autre l’eu repéré. Dès cet instant, nous restâmes collés l’un à l’autre durant les 31 jours de ce mois de l’année érotic... Rassurez vous, nos « ébats » restèrent chastes, seulement des baisers à s’en décrocher les mâchoires, et des pelotages en règle ; car, les filles de ce temps, d’avant la pilule, grandissaient dans l’épouvante de « l’accident » qui mettrait au ban de la société celles qui fautaient...Alors, le cadenas mental fonctionnait à merveille, bien mieux que les meilleurs systèmes de sécurité d’une citadelle ultra sécurisée.

Donc, pour dire, concernant ce moment entrant dans les livres d’histoire, où l’Amérique jubilatrice, vainqueur par KO de l’Union Soviétique entonnait le Star-Spangled Banner, ben... Je m’en contrebalançais, tout à mes amours juvéniles. Je me souviens qu’allongé côté à côte nous avons regardé le ciel étoilé en essayant d’apercevoir Appolo11 au travers du tapis des étoiles et certainement avons-nous murmuré toutes les fadaises habituelles, les doigts de mains soudés, les bouches cadenassées comme pour une noyade, les corps entrelacés et les yeux dans les yeux à coups de je t’aime... Certainement les monos lassés de nous voir se bécoter nous firent déguerpir et retourner dans nos tentes, et comme Marie Christine avait un ans de plus que moi, elle faisait partie dans un autre groupe...Ce qui nous sépara quelques heures.

Voilà, Biot, juillet 1969, « l’homme a marché sur la lune » et pour moi, le moment le plus heureux de ma jeune existence. Ces deux événements sont liés à jamais dans la petite histoire de mon histoire... Merci, chère Marie Christine, je ne t’ai jamais revu, et tu m’as certainement oublié, pourtant... Un demi siècle plus tard j’écris ce petit mot...Mais ne te garantis aucunement un comme celui là lors de la célébration du centenaire de la conquête lunaire en 2069...Mais qui sait ? Sait-on jamais ? Dans une autre vie, peut être, nous croiserons nous encore ?

 

Georges Zeter/juillet 1969 – 2019

 

En fait, Armstrong foula la surface de la Lune le 20 juillet 1969 vers 23 heures, heure de cap Canaveral en Floride, et nous en Gaule, avec le décalage horaire ce fut vers les 3 heurs du mat le 21.

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